.6° Nuit : Porte de la Cité, Volonté..

.6° Nuit : Porte de la Cité, Volonté..

___« Refaire surface. Face à l'adversité, rester vivante. Face à la tristesse, rire aux éclats. Face à l'humanité immonde, rester Humaine. Tenir tête, quoi qu'il arrive. Tenir tête, quoi qu'on en pense. Tenir tête. Plutôt crever que laisser la vie nous descendre. Plutôt crever que laisser les larmes couler. Penser à la mort sans en avoir peur, pour enfin pouvoir vivre. Penser à la peur, faire corps avec elle, pour enfin la surmonter. S'impregner de la force de son adversaire. S'impregner de sa haine, de sa volonté. S'impregner de tout son être pour enfin le vaincre. Quel qu'il soit. Quoi qu'il soit. Combattre le feu par le feu, combattre le feu par l'eau. Tout est possible. Tout est possible, il suffit d'y croire, de le vouloir. La volonté est la plus grande arme. La plus précieuse. La plus faible aussi. La volonté peut s'écrouler à tout moment. Chaque seconde la met en danger. Chaque mot, chaque geste. Chaque idée jamais pensée et chaque idée jamais exprimée. Chaque âme qui fut et chaque âme qui sera... »

Et si c'était si simple ? Si simple que ces commandements que Alice entend récités. L'oreille collée sur cette grosse porte de bois foncé et clouté, une porte dont on imagine l'épaisseur, dont on sent la vieillesse et pourtant la robustesse encore. Une porte qui n'a pas de fin tant elle est grande et haute. Une de ces portes qui ferment les murailles d'une cité perdue. Un cité cachée sur laquelle on tombe seulement sans le vouloir. Tiens, la volonté est elle si décisive ?








__Photographie.
__Poney Express. Les femmes de Milwaukee.

# Posté le samedi 16 août 2008 08:52

Modifié le vendredi 06 février 2009 17:24

.7° Nuit : Rencontre d'un petit Gavroche..

.7° Nuit : Rencontre d'un petit Gavroche..
Un bruit de gonds sort Alice de ses pensées. Face à elle se trouve un petit homme au cheveux noirs coupés court, sur sa tête est posée une casquette à la façon des gamins des rues ou encore des marins matelots. Son visage est doux et on ressent son innocence. Mais dans ses yeux, une force innatendue assaille Tyumi et la fait fremir. Comment un enfant, à en juger par son corps fluet et délicat, sa peau pareille à du lait, et son visage pour le moins puéril, peut il avoir en lui une force telle ? Pendant les quelques secondes que prirent ces reflexions à Alice, le petit la devisagea, comme cherchant un signe de reconaissance, d'appartenance la Cité. Signe qu'il ne trouva pas. Mais lorsque la jeune fille le regarda dans les yeux, l'expression de son visage accueillant se mua en joie, après être passée par l'etonnement, la stupeur ou l'incompréhension. Un enchainement complexe de sentiments. Elle s'apercut alors qu'il avait les même yeux gris argenté, brillants de milles feux. Il la prit par la main et l'emmena à sa suite dans la Cité. Juste derrière Alice Tyumi, la Grande Porte se referma.
__Photographie.
__E.D (Twilight). Bella's Lullaby.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 12:54

Modifié le vendredi 06 février 2009 17:42

.8° Nuit : Gavroche en papillon..

.8° Nuit : Gavroche en papillon..
Comment imaginer que, derrière une porte aussi massive, aussi froide, aussi sombre, que derrière cette porte il y aurait un monde aussi léger, aussi doux, aussi clair. Oui, la Cité est tout simplement silencieuse. Aucun son. La Cité est vide, vide du moindre souffle de vie mais elle paraissait pourtant si vivante. Comme si en elle se cachait le poumon de la Terre. Comme si tout ici respirait. On pourrait presque sentir les coups donnés par un coeur, celui qui animerait chaque être en ce lieu. Mais aucun battement de coeur n'arrive cependant aux oreilles de Tyumi. Aucun son ne parait pouvoir être émis ici, dans l'antre de la vie. Même les pas d'Alice et de Gavroche ne s'entendent pas, ne résonnent pas, comme calfeutrés, comme éteints au milieu d'un champ de coton. Même le décor en a la couleur blanche immaculée. Les murs, les plafonds, les sols. Comme si les couleurs avaient été retirées pour laisser place à la pureté. En revanche c'était comme si ces couleurs avaient été concentrées sur les divers meubles et objets que l'on croisait au passage. Ces touches de couleurs flamboyantes parsemées çi et là sont si vives et intenses que la jeune fille a l'impression de n'en avoir jamais vu auparavant. Mais soudain, sans que celle-ci ne s'y attende le moins du monde, trop éblouie par ces merveilles autour d'elle, Gavroche lache sa main et disparait. Alice n'a le temps que d'apercevoir un petit papillon s'envoler, puis la solitude s'installe, la peur de la solitude, la peur de l'inconnu, seule. Elle l'avait presque oublié, ce petit gars aux yeux d'argent qui la rassurait tant. Et maintenant, il n'était plus là...

Photographie.
Patrice. Soulstorm.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 10:24

Modifié le jeudi 07 mai 2009 15:28